Il y a 40 ans mourait Louis Aragon : un sale type, au talent très surestimé


Cet écrivain médiocre – qui s’est comporté ignoblement en 1945, cherchant à éliminer du monde des Lettres ses confrères de droite par tous les moyens – est mort le 24 décembre 1982, à 85 ans.
Il fut un vrai rouge, laudateur de Staline jusqu’à très tard.
Il a même écrit un poème au Guépéou (GPU, la police politique de l’URSS, qui deviendra le NKVD puis le KGB) !
Rappelons que de 1929 à 1934 cette aimable organisation va s’occuper des paysans, ces koulaks inutiles dans le monde nouveau du socialisme réalisé : 10 000 000 de morts.
C’était le prix à payer pour la destruction d’une classe sociale devenue embarrassante. De 1934 à 1939, ce sera la grande terreur avec près d’un million de personnes tuées dans les seuls centres du Guépéou. Puis la mise au pas des nations, avec des millions de déportations au Goulag dans des conditions abjectes.

Aragon écrivait de son côté (1931) :
« […] Constituez le tribunal révolutionnaire
J’appelle la Terreur du fond de mes poumons
Je chante le Guépéou  qui se forme
en France à l’heure qu’il est
Je chante le Guépéou nécessaire de France
Je chante les Guépéous de nulle part et de partout
Je demande un Guépéou pour préparer la fin d’un monde […] »

Nous avons trouvé dans un vieux livre une notice qui résume assez bien cet auteur très choyé par la gauche et la République :

« Un écrivain très surfait ; ses romans sont pour la plupart mortellement ennuyeux (nous préférons encore ceux de sa femme Elsa Triolet, pourtant assez superficiels).
« La Semaine sainte », son chef-d’œuvre paraît-il, nous est tombé des mains au bout d’une centaine de pages.
Dans la plupart de ses poèmes, il n’y a que des vers de mirliton ; une dizaine d’entre eux ont une chance d’échapper au naufrage.

Quant à l’homme, le moins qu’on puisse dire est qu’il manquait de caractère.
Il a sans doute adhéré au Parti communiste parce qu’il lui donnait des certitudes qui manquaient à sa faiblesse, mais il n’a pas eu le courage de le quitter publiquement quand l’escroquerie est devenue patente aux plus aveugles.
Grand épurateur des lettres en 1945, après avoir très bien vécu sous l’Occupation sans être sérieusement inquiété, il s’est servi de la puissance de l’Armée rouge pour essayer de déshonorer des écrivains dont la plupart ne méritaient pas le blâme.
Il aura beaucoup fait parler de lui, ce qu’il voulait avant tout, mais nous ne croyons pas qu’il restera grand’chose de son œuvre. »

 tiré du
Petit dictionnaire des farceurs
et gens sérieux de ce siècle
, Ed. Albatros.

5 décembre : anniversaire de la naissance du franc

N’oublions pas notre monnaie nationale, outil indispensable de notre souveraineté et de notre santé économique. Pas de nation libre sans sa monnaie propre, évidemment.

L’espoir de la retrouver prochainement n’a rien de naïf, même si aucun gros parti ne le défend désormais.

Le 5 décembre 1360, les premiers francs sont frappés à Compiègne, pour aider à payer la rançon du roi Jean II de France (capturé par les Anglais le 19 septembre 1356 à la bataille de Poitiers).
Dénommé le « franc à cheval », il s’agit en fait d’un écu pesant 3,87 grammes d’or fin et valant une livre tournois ou 20 sols.
Le roi y est représenté sur un destrier, armé d’un écu à fleur de lys et brandissant l’épée, avec l’inscription circulaire « Iohannes Dei gratia Francorum Rex » (« Jean, par la grâce de Dieu, Roi des Francs »).

Au dos, on lit sur le pourtour « XPC VINCIT • XPC REGNAT • XPC INPERAT », vieille acclamation carolingienne signifiant « le Christ vainc, le Christ règne, le Christ commande ».
Ça a plus de gueule que les monnaies républicaines, non ?

Bien que le mot « franc » signifie « libre », il est plus probable que le nom de la monnaie vienne tout simplement de la première inscription.
Le roi, lors de son retour, instituera officiellement cette monnaie, avec en ligne de mire la fin des dévaluations qui se sont répétées durant la première moitié du siècle :
« Nous garderons monnaie stable qui puisse demeurer en un état le plus longuement que l’on puisse bonnement et qui ne grèvera point notre peuple ».

On est loin des préoccupations des États et des banques d’aujourd’hui…

Neuvaine à sainte Jeanne d’Arc jusqu’à sa fête, pour la France et l’Eglise. Litanies de sainte Jeanne d’Arc

La France est dans la situation la plus tragique qu’elle ait connue au cours de son histoire longue et mouvementée : inféodée à des puissances étrangères, occultes et supranationales, dégénérée moralement, dirigée par des crapules, livrée aux barbares, victime d’une submersion migratoire qui la menace de disparition définitive…

Plus que jamais, les Français patriotes doivent agir mais aussi prier, l’aide du Ciel leur étant indispensable.
Implorons particulièrement Jeanne d’Arc, sainte de la Patrie, héroïne de la nation, modèle militant, sauveur de la France et restaurateur de son autorité légitime, afin qu’elle aide et oriente les Français de bonne volonté et qu’elle leur suscite des chefs à la hauteur de la situation.

En guise de neuvaine, nous proposons de réciter chaque jour (pour 2022 : du 29 avril au 7 mai, veille de la fête de Sainte Jeanne d’Arc) les litanies ci-dessous.
On peut bien sûr les réciter par ailleurs à tout moment de l’année.

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Ce qu’on peut retenir du scrutin 10 avril en quelques mots

Tribune libre avec quelques remarques de notre groupe de réflexion « Jeanne d’Arc »:

« Quoi que l’on pense du système électoral actuel, il reflète dans une large mesure l’état de l’opinion française à un moment donné.
L’inconnue la plus « fascinante » reste les motifs de ceux qui pratiquent l’abstention (désintérêt total, paresse, convictions anti-électorales, absence de candidat adéquat…), qui fut particulièrement élevée cette fois, mais aucune étude ne permet de décrire en détail cette grande masse silencieuse.

Pour ce qui est des votants, maintenant.

Macron et les boomers
Par delà les clivages d’idées (par exemple gauche dure, gauche molle, « droite » molle, « droite » dure), le découpage électoral en fonction de l’âge est intéressant : Macron a engrangé beaucoup de voix chez les boomers (et Pécresse aussi, ce qui est la même chose).
La génération du baby-boom (qui a donc donné les boomers, qui ne sont pas tous mauvais bien sûr, mais nous parlons d’une tendance globale), marquée par les Trente glorieuses (plein emploi, pouvoir d’achat) et par Mai 68, se singularise dans l’histoire de France comme l’une des pires : elle aura laissé derrière elle une France littéralement envahie, désindustrialisée et surendettée. Et elle ne se repend pas, au contraire : elle s’entête dans ses choix égoïstes avec toujours cette devise : « après nous le déluge ».
Les boomers votent globalement mal, sont nombreux, et se déplacent davantage pour voter que les autres (ils aiment ça) : donc, surtout en cas d’abstention importante, leurs voix pèsent beaucoup.

Evidemment Macron a aussi séduit la bourgeoisie citadine moderne, les « bobos », privilégiés et décadents.

Zemmour
Il n’a pas réussi son pari malgré des débuts prometteurs. Il a siphonné l’électorat de droite qui s’était longtemps égaré chez la fausse droite LR-UMP-RPR, celle qui depuis des décennies escroque et trahit une bonne partie de ses électeurs et accompagne la politique de la gauche d’année en année. Mais il a peiné à attirer l’électorat populaire, qui s’est plutôt tourné vers Marine Le Pen ou, secondairement, Mélenchon.
• Il faut reconnaître que l’actualité récente a desservi Zemmour : la guerre en Ukraine l’a surpris dans une certaine posture de poutinophilie plutôt embarrassante au vu du contexte et sa sévérité initiale vis-à-vis des réfugiés ukrainiens n’a pas été bonne pour son image.
• De même, et surtout – à notre avis –, la thématique du pouvoir d’achat a pris le pas sur beaucoup d’autres, avec les craintes d’inflation et la flambée du prix des carburants : or Marine Le Pen s’est positionnée sur ce créneau et presqu’uniquement celui-ci.
les sondages, dont il faut bien comprendre qu’ils ont davantage vocation à façonner l’opinion publique qu’à la refléter, ont détruit la dynamique Zemmour au profit de Marine Le Pen dans la perspective d’un supposé « vote utile ». Les sondages, dont on ne sait jamais trop quoi penser, servent en tout cas à orienter l’opinion : « si le candidat qui porte mes idées ne va faire qu’un petit score, autant que je vote pour un autre, qui porte moins mes idées mais ira peut-être au second tour ».
• Le renfort de Marion Maréchal, que celle-ci a mal placé dans l’agenda électoral (beaucoup trop tard, sans plus d’espace médiatique à cause de l’actualité ukrainienne), n’aura pas eu l’effet escompté et la droite « hors-les-murs » (ou dite « identitaire » à plus ou moins juste titre) ne pèse pas aussi lourd dans l’électorat que sur internet ou chez les gens politisés. Les partisans de la jeune femme en espéraient beaucoup plus.
• Cela dit, obtenir 7% des voix, pour une première, n’est pas non plus un « bide » et le parti « Reconquête! » est apparemment le premier de France en matière d’adhésions et peut-être de militants (aucun autre candidat n’aurait pu égaler le meeting du Trocadéro) : mais il y a les militants d’un côté, et les électeurs de l’autre. Chez Macron et chez Marine Le Pen (dans une moindre mesure) il y a, à l’inverse, beaucoup de votants mais peu de militants. C’est injuste mais c’est cela, la démocratie : elle ne récompense pas tellement l’engagement.
De plus, l’engagement de ses militants sera-t-il durable, surtout dans l’adversité ?
• Quoi qu’on pense de sa candidature, Zemmour a été le seul à avoir un discours un peu raisonnable sur l’immigration de remplacement, qui menace de tuer la France : mais les Français votants qui pensent d’abord à leur nation sont peu nombreux face à ceux qui privilégient leurs petits intérêts personnels et immédiats, spécialement d’ordre économique. C’est cela aussi – et surtout –, la démocratie.

➥ Mélenchon
Dans une logique de « vote utile », Mélenchon a réussi à siphonner les voix du PS et des Verts. Il a plus de gouaille qu’Hidalgo et que Jadot, et son programme sur les questions environnementales était proche de celui de l’escrologiste.
Dans les villes, il récupère une part non négligeable des voix des jeunes : le lavage de cerveau gauchiste que ceux-ci subissent depuis des années porte des fruits.
Mais surtout, son résultat important est le signe de la politisation croissante de la population étrangère en France.

Un des faits les plus notables de cette élection est en effet la mobilisation des étrangers à papiers français.
Ils étaient très nombreux en France mais ne votaient jusqu’à présent que peu et leur influence électorale était donc secondaire quoique petit à petit de plus en plus sensible.
Mais il y a eu un « saut » cette fois-ci et désormais ils répondent enfin à ceux qui les courtisent le plus (la gauche radicale qui, ne pouvant plus compter sur les ouvriers, se cherche une nouvelle armée de ce côté).
C’est ainsi que l’Espagnol rouge Mélenchon a réussi à faire se déplacer jusqu’aux urnes une population immigrée essentiellement islamique (mais pas que) en sa faveur.
Cela veut dire que la voix des Français va compter maintenant beaucoup moins, dans leur propre pays, lors des consultations électorales.
On attendait ce moment prévisible : ça y est.

 
voir la colonne « musulmans ».

➥  Pour finir, le processus de destruction et remplacement des vieux partis (PS et LR-UMP-RPR) s’achève. Ils réalisent respectivement 1,75% et 4,78% des voix. Aucun Français digne de ce nom ne va s’en attrister.
C’est une petite révolution dans le landerneau politicien et, cerise sur le gâteau, la fausse droite LR – étant sous le seuil des 5% – ne sera pas remboursée de ses frais de campagne, ce qu’elle n’avait nullement prévu : ses caciques vont devoir faire la manche comme des Roms de base.

Bref. Jugeant l’arbre à ses fruits et pour faire simple, on ne peut que constater, si besoin en était et que l’on veuille utiliser la démocratie faute de mieux ou pas, que ce système (dont les fondements idéologiques sont de gauche, sans parler des forces occultes qui l’animent forcément) mène à la catastrophe : la France est en train d’en crever. »

Jean-Luc Mélenchon : faux rebelle, vrai mondialiste

UNE IDÉOLOGIE MORTIFÈRE

Se présentant lui-même comme un « rouge »[1], admirateur du sanglant Robespierre[2], ancien militant de l’Organisation communiste internationaliste (groupe trotskyste particulièrement sectaire), Mélenchon est un idéologue forcené, nourri de références marxistes.
Il ne voit d’ailleurs « pas le problème » à être communiste : c’est vrai, qu’est-ce que 150 millions de mort après tout ?
Pour ce négationniste, « Non, les communistes n’ont pas du sang jusqu’aux coudes. »  [3] Il sait toutefois s’aligner sur la politique internationale du camp libéral-mondialiste, ayant par exemple soutenu la guerre catastrophique menée par Sarközy en Libye.

HOSTILE A LA NATION

Hostile aux frontières nationales en vertu de son idéologie cosmopolite (comme le Grand Capital), Mélenchon est partisan du mondialisme et de la soumission de la France à l’Union européenne : il a milité pour le traité de Maastricht et pour l’abandon de notre monnaie. Un certain nombre des mesures qu’il propose n’est d’ailleurs pas applicable en vertu de notre absence de politique monétaire propre et de la soumission du droit français au « droit européen », dont il n’est généralement que la retranscription. Pas de nation sans frontières : Mélenchon n’est donc pas un partisan de la nation française au sens classique et historique du terme ; il est partisan de l’idéologie républicaine et confond République et France. Cette dernière n’est pour lui qu’un ensemble à vocation « universaliste », sans contenu propre, si ce n’est une idéologie récente, celle qu’il a choisi.

HAINE DU CHRISTIANISME

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Un secret intouchable : celui de la franc-maçonnerie

Au grade d’Apprenti, on exécute régulièrement un geste mimant l’égorgement (dans les rites « écossais » et « français », rappelant le serment de l’Apprenti : « Je préférerais avoir la gorge tranchée plutôt que de révéler les secrets qui m’ont été confiés ».

de l’abbé Gabin Hachette :

« Une polémique au sujet du secret de confession vient de faire ces dernières semaines les choux gras des médias. Qu’a-t-on reproché à Mgr de Moulin-Beaufort[1] ? D’avoir affirmé sur le plateau de Franceinfo que « le secret de confession était plus fort que les lois de la République »[2], ce qui est une évidence si l’on a l’humilité et le bon sens de reconnaître que la République française n’est pas Dieu et que ce régime gouvernant la France, apparu il y a un peu plus de deux siècles dans les circonstances que l’on sait, doit comme toute œuvre humaine respecter et prendre en compte des lois divines qui la dépassent [3]. Tel n’est pourtant pas l’avis du gouvernement, puisque par la bouche de son porte-parole M. Gabriel Attal, celui-ci a enfoncé le clou en affirmant qu’ « il n’y a rien de plus fort que les lois de la République. » [4] Rien de plus fort, vraiment ? On peut en douter tant il est vrai que l’on n’a jamais vu la République oser s’attaquer à un certain type de secret : celui de la franc-maçonnerie. Cette secte tant de fois condamnée par les papes paraît pourtant être l’une des plus pernicieuses au bien de la société toute entière…

Rien à cacher ?

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Rupture du contrat avec l’Australie : pourquoi la France n’est plus respectée

En 2016, après deux ans de négociations, la France et l’Australie signaient un contrat d’un montant de 56 milliards d’euros…
La France devait fournir 12 sous-marins, fabriqués par son grand groupe industriel autrefois appelé DCN (pour « Direction des constructions navales », héritière des arsenaux fondés par Richelieu), et renommé en 2017, de façon pitoyable, « Naval Group ». Un nom anglais – quel comble pour les arsenaux français – symbole du renoncement français, qui n’aura pas porté chance à la France pour les marchés internationaux.

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Il y a quelques jours, on a appris que l’Australie déchirait le contrat pour finalement se fournir auprès des Etats-Unis, dans le cadre d’une alliance à trois – avec l’Angleterre –, ourdie dans l’ombre, destinée à renforcer leur influence dans la zone « indo-pacifique », particulièrement face à la Chine.
Cette trahison envers la France, au-delà de conséquences économiques lourdes, est un très violent camouflet diplomatique et géostratégique. Un geste de mépris grave envers la France, que le ministre Le Drian a bien pris comme tel, de la part d’« amis ».

Le monde politicien s’émeut et semble s’étonner.
Pourtant, ce coup de tonnerre n’a rien d’illogique.

D’abord, il est abusif de présenter les Etats-Unis comme  « amis » de la France, comme on l’entend parfois.
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Emmanuel Macron s’apprête à abandonner 5 précieuses îles françaises de l’Océan indien !

Les îles éparses. Terres émergées : 53,19 km², lagon : 118,4 km², ZEE : 640 400 km²

Ce Régime s’apprête à littéralement brader jusqu’aux miettes de nos possessions !
Une décision infondée historiquement, une trahison envers la France, une aberration économique, énergétique et géostratégique !

Vu dans le Figaro :

« Le président malgache Andry Rajoelina et Emmanuel Macron sont convenus mercredi de reprendre les discussions sur le statut des îles Eparses, cinq îles autour de Madagascar présumées riches en hydrocarbures, administrées par la France et revendiquées par Madagascar depuis 1973 [alors que l’île n’a été déclarée indépendante par la France qu’en 1960 – NDA].

Les deux présidents sont convenus de traiter cette question non par un recours juridique ou dans des instances internationales mais dans un cadre bilatéral, par la mise en place d’une commission mixte, afin d’aboutir à une solution consensuelle d’ici juin 2020, date du 60e anniversaire de l’indépendance de Madagascar, a précisé l’Elysée à l’AFP.

« Je demande solennellement et officiellement à M. le président de trouver une solution pour la gestion ou la restitution[sic] des îles Eparses à Madagascar, au nom des 25 millions de Malgaches, parce que je connais vos engagements», a déclaré le président malgache à son homologue français lors d’un point presse commun.

[…]  « Ma volonté est que nous ayons un dialogue pour aboutir à une solution commune. Le sujet mérite mieux que des recours juridiques, des contentieux et un mauvais débat. Nous allons lancer un travail conjoint pour aller vers une solution de développement commun dans la zone économique actuelle», a répondu le président français. »

Pour qui se prend Macron ?!

Les Îles Eparses désignent cinq îles inhabitées et éparpillées dans le canal du Mozambique ainsi qu’à l’Est et au Nord de Madagascar, où la France exerce sa souveraineté.
Elles ont été rattachées administrativement à Madagascar par la France lorsque la Grande île est devenue colonie française en 1896. A la veille de l’indépendance (26 juin 1960), elles furent rattachées par décret au ministère des Dom-Tom à Paris. Un préfet en assure aujourd’hui la gestion.
Aucun Etat ou royaume malgache n’y a jamais exercé de souveraineté.

Depuis qu’on soupçonne qu’il y ait d’énormes réserves de pétrole dans les zones maritimes qui y sont attachées, le gouvernement malgache s’est fait plus insistant.

Elles présentent pour la France un grand intérêt économique (Zone économique exclusive de 640 400 km²), militaire et géostratégique, énergétique, scientifique…

PS : un de nos lecteurs ayant séjourné sur trois de ces îles nous rappelle, concernant l’enjeu écologique, que Madagascar n’arrive déjà pas à s’occuper d’elle-même (et ne soigne certaines de ses forêts que contre soutien financier) et ferait des Îles éparses, sanctuaires marins, des lieux de pêche…

Esclavage : 12 choses méconnues. Attention au choc !

On parle beaucoup de l’esclavage, dans les médias, à l’école, dans les cénacles politiciens, dans des manifestations même.

Mais a-t-on une vision complète et réaliste de ce terrible phénomène ?

Voici 12 réalités qui sont ignorées par la plupart des gens, même ceux qui parlent le plus d’esclavage.
Ces vérités dérangeraient-elles une idéologie en particulier ou un agenda politique ?

1) L’esclavage a été pratiqué très longtemps et presque partout ; mais son abolition est apparue dans le monde européen, sous la pression de l’Eglise catholique particulièrement.

2) L’esclavage a constitué un progrès chez de nombreux peuples primitifs, dans la mesure où il sauvait la vie des hommes vaincus en cas de conflit, qui, sinon, étaient massacrés (les femmes étant « mariées » de force).

3) Aux Etats-Unis, au moment de la Guerre de Sécession, seuls 2% des Blancs possédaient des esclaves (4,8% dans les Etats esclavagistes).

4) Le général Lee, commandant des armées sudistes, était hostile à l’esclavage.

5) De nombreux Blancs furent esclaves aux Etats-Unis et dans les îles. En 1640, dans les plantations de canne à sucre des Iles de La Barbade, 21 700 blancs sont recensés sur 25 000 esclaves. De 1609 à 1800, près des deux tiers des Blancs arrivent en Amérique comme esclaves.
Au XVIIe siècle, il y eut davantage de Blancs déportés aux Amériques que de Noirs.

6) Des Afro-américains possédaient eux aussi des esclaves. L’un des premiers propriétaires d’esclaves aux Etats-Unis fut un Noir (Anthony Johnson), qui avait d’ailleurs des serviteurs blancs.

7) Le mot « esclave » vient du nom « Slave », car les peuples slaves (d’Europe centrale et de l’Est) ont été victimes de la traite à très grande échelle (plusieurs millions) pendant des siècles, notamment par l’Empire ottoman.

8) Du IXe au XIXe siècles, environ 2 millions d’Européens de l’Ouest – hommes, femmes et enfants – sont capturés par les musulmans et réduits en esclavage.
Pendant des siècles, de nombreux hommes capturés sont – comme dans le cas des Slaves – castrés, opération qui entraîne la mort d’une grande partie d’entre eux. Quant aux femmes, elles sont souvent destinées à l’esclavage sexuel et livrées à la perversité de leurs « propriétaires », ce qui est parfois aussi le cas des enfants.
Pour donner une idée de l’ampleur de ces razzias, une lettre du 3 février 1442 adressée par un religieux qui résidait à Constantinople au prieur de Saint-Jean-de-Jérusalem (de l’ordre des hospitaliers) mentionne l’enlèvement par les Turcs de 400 000 chrétiens en seulement 6 ans.

9) Pendant des siècles, les Barbaresques (occupant le Maghreb) terroriseront la Méditerranée et ses rivages où ils capturent des Européens, mais ils séviront aussi en Atlantique, jusqu’aux côtes anglaises. La France a conquis Alger, en 1830, pour mettre fin à ce fléau.

10) • La traite arabo-musulmane a concerné environ 17 millions de personnes.
• La traite interne à l’Afrique (entre Noirs) a concerné environ 14 millions de personnes.
• Enfin, en dernière position, la traite vers l’Amérique et les îles a concerné de 9 à 11 millions de personnes (noires et blanches).
• La plupart des Noirs déportés vers les Amériques avaient été réduits en esclavage par d’autres Noirs puis revendus.

11) Pour la traite transatlantique, une très grande partie des navires négriers appartenaient à des familles juives, et des historiens juifs écriront même que « ce commerce était principalement une entreprise juive » I. Au milieu du XIXe siècle, aux Etats-Unis, 40% des Juifs possédaient des esclaves (contre 2% des Blancs).
Dès le IXe siècle, en France, les Juifs étaient communément montrés comme les maîtres de ce « malheureux trafic »II.

12) L’esclavage existe encore dans certaines parties du monde arabo-musulman (des images de marchés aux esclaves ont été prises en Libye en 2017) ainsi qu’en Afrique : on estime que près de 40 millions de personnes dans le monde vivent encore en esclavage…
Mais il existe aussi en Europe : aux Pays-bas, chaque année, plus d’un millier de jeunes filles sont victimes d’exploitation sexuelle par des jeunes proxénètes issus de l’immigration ; en Angleterre, dans la seule ville de Rotherham, entre 1997 et 2013, 1400 mineures ont été victimes de viols par des gangs pakistanais, des centaines de jeunes filles réduites à l’esclavage sexuel et à la prostitution.

Henri Ménestrel

Bonus :
Christiane Taubira, montrant que les élites savent certaines choses mais veulent les cacher par idéologie, explique qu’il ne faut pas trop évoquer la traite négrière arabe-musulmane pour que les « jeunes Arabes » « ne portent pas sur leur dos tout le poids de l’héritage des méfaits des Arabes » (L’Express, 4 mai 2006).

Sources :
La désinformation autour de l’esclavage, Arnaud Raffard de Brienne, Atelier Fol’Fer.
Le Génocide voilé, Tidiane N’Diaye, Gallimard.
La désinformation autour de la Guerre de Sécession, Alain Sanders, Atelier Fol’Fer.
Traites négrières, Olivier Pétré-Grenouilleau, Folio.
(I) New world Jewry, Seymour B. Liebman (American jewish historical society), 1982.
(II) Les Négriers en terre d’islam, Jacques Heers, Perrin.
Jews and judaism in the United States, Marc Lee Raphael (American jewish historical society).
They Were White and They were Slaves, Michael A. Hoffman

Bienvenue

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Coronavirus : la France va vers le chaos. Pourquoi la République est responsable

1. Le nombre de contaminés en France va exploser dans les prochaines semaines (en réalité il a déjà explosé, mais il faut le temps que l’incubation se passe). Une grande partie de la population va être touchée. Angela Merkel a de son côté déclaré que « 60 à 70% des Allemands seront infectés par le coronavirus ».
2. Or, 20% des contaminés dépistés nécessitent une hospitalisation. Comme les hôpitaux sont déjà saturés, les gens qui ont besoin de soins, en particulier d’assistance respiratoire, ne pourront les recevoir et le taux de mortalité de la maladie va fortement monter. Sans compter ceux qui mourront d’autres problèmes non traités à cause de la saturation du système médical français.
3. Puisque le virus n’a pas été contenu assez tôt, il risque de circuler largement et longtemps sur le territoire.
4. Les conséquences économiques de la crise sanitaire et des mesures gouvernementales vont être terribles : explosion du nombre de faillites (et donc de suicides), graves menaces sur l’épargne des Français que l’Etat n’hésitera pas à voler si besoin…
5. Cette crise économique (avec de probables pénuries alimentaires, stimulées par les boomers et les populations nord-africaines qui font des stocks énormes), si elle dure et s’aggrave, peut dégénérer en crise sécuritaire : la partie de la population de France (je ne dis pas « française ») la plus encline à la violence et au mépris des lois civiles comme morales (suivez mon regard) s’en prendrait alors au reste de la population. La police, par peur d’attraper à la maladie et déjà affaiblie par elle, ou craignant d’affronter une trop grande violence, ou de ne plus être payée, ne fera plus rien. Etc.

En Espagne (mais nous avons le même phénomène en France) :

Si l’on en est arrivé là en France, ce n’est pas la fatalité.

Le régime est directement et gravement coupable.

La république démocratique se caractérise par des gouvernements qui sont la proie de lobbies et d’intérêts financiers occultes, qui sont soumis au jeu électoral permanent (d’où démagogie et politique de court-terme), qui sont imbibés d’idées politiques et économiques fausses menant à des aberrations structurelles, et plus généralement d’une philosophie politique erronée qui les rend inaptes à discerner le bien commun (et donc à le servir correctement). Sans parler du personnel qui compose ces gouvernements lui-même et de ses motivations (arrivisme, avarice, incompétence, idéologie…).

Par exemple, vous savez probablement qu’il y a en France un grave manque de masques chirurgicaux et FFP2. Les médecins n’ont toujours pas de masques, les pharmaciens et les laboratoires d’analyse – qui sont aussi confrontés aux contaminés – non plus, et bien sûr les contaminés eux-mêmes ne peuvent pas en avoir.
La République n’a pas été fichue de constituer ces dernières années un stock suffisamment vaste de masques et de gel hydroalcoolique, lui-même en pénurie au pire moment. La République n’a pas non plus songé à augmenter son maigre stock de masques et stimuler la production quand l’épidémie s’est répandue en Chine et que l’Etat chinois a réagi avec de grands moyens, ni quand l’épidémie est arrivée en Europe.

Le 24 janvier, la monstrueuse Agnès Buzyn, alors encore le calamiteux ministre de la « Santé », expliquait aux Français : « le risque d’importation de cas depuis Wuhan est maintenant pratiquement nul et les risques de cas secondaires autour d’un cas importé sont très faibles ».
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Lettre encyclique « Vehementer Nos » de Saint Pie X, suite à la loi de séparation de l’Eglise et de l’Etat de décembre 1905

VEHEMENTER NOS

LETTRE ENCYCLIQUE
DE SA SAINTETÉ LE PAPE PIE X
AU PEUPLE FRANÇAIS
 

Aux archevêques, évêques, au clergé et au peuple français, à nos bien aimés fils : François-Marie Richard, cardinal prêtre de la Sainte Eglise romaine, archevêque de Paris ; Victor-Lucien Lecot, cardinal prêtre de la Sainte Eglise romaine, archevêque de Bordeaux ; Pierre-Hector Coullié, cardinal prêtre de la Sainte Eglise romaine, archevêque de Lyon ; Joseph-Guillaume Labouré, cardinal prêtre de la Sainte Eglise romaine, archevêque de Rennes, et à tous nos vénérables frères, les archevêques et évêques et à tout le clergé et le peuple français, Pie X, Pape :

Vénérables frères, bien aimés fils, salut et bénédiction apostolique.

Notre âme est pleine d’une douloureuse sollicitude et notre coeur se remplit d’angoisse quand notre pensée s’arrête sur vous. Et comment en pourrait-il être autrement, en vérité, au lendemain de la promulgation de la loi qui, en brisant violemment les liens séculaires par lesquels votre nation était unie au siège apostolique, crée à l’Eglise catholique, en France, une situation indigne d’elle et lamentable à jamais.

Evénement des plus graves sans doute que celui-là; événement que tous les bons esprits doivent déplorer, car il est aussi funeste à la société civile qu’à la religion; mais événement qui n’a pu surprendre personne pourvu que l’on ait prêté quelque attention à la politique religieuse suivie en France dans ces dernières années.

Pour vous, vénérables frères, elle n’aura été bien certainement ni une nouveauté, ni une surprise, témoins que vous avez été des coups si nombreux et si redoutables tour à tour portés par l’autorité publique à la religion.

Les attentats passés
Vous avez vu violer la sainteté et l’inviolabilité du mariage chrétien par des dispositions législatives en contradiction formelle avec elles, laïciser les écoles et les hôpitaux, arracher les clercs à leurs études et à la discipline ecclésiastique pour les astreindre au service militaire, disperser et dépouiller les congrégations religieuses et réduire la plupart du temps leurs membres au dernier dénuement. D’autres mesures légales ont suivi, que vous connaissez tous. On a abrogé la loi qui ordonnait des prières publiques au début de chaque session parlementaire et à la rentrée des tribunaux, supprimé les signes traditionnels à bord des navires le Vendredi Saint, effacé du serment judiciaire ce qui en faisait le caractère religieux, banni des tribunaux, des écoles, de l’armée, de la marine, de tous les établissements publics enfin, tout acte ou tout emblème qui pouvait, d’une façon quelconque, rappeler la religion.

Ces mesures et d’autres encore qui peu à peu séparaient de fait l’Eglise de l’Etat n’étaient rien autre chose que des jalons placés dans le but d’arriver à la séparation complète et officielle.

Leurs promoteurs eux-mêmes n’ont pas hésité à le reconnaître hautement, et maintes fois, pour écarter une, calamité si grande, le Siège apostolique, au contraire, n’a absolument rien épargné. Pendant que, d’un côté, il ne se lassait pas d’avertir ceux qui étaient à la tête des affaires françaises et qu’il les conjurait à plusieurs reprises de bien peser l’immensité des maux qu’amènerait infailliblement leur politique séparatiste, de l’autre, il multipliait vis-à-vis de la France les témoignages éclatants de sa condescendante affection.

Il avait le droit d’espérer ainsi, grâce aux liens de la reconnaissance, de pouvoir retenir ces politiques sur la pente et de les amener enfin à renoncer à leurs projets; mais, attentions, bons offices, efforts tant de la part de notre Prédécesseur que de la nôtre, tout est resté sans effet, et la violence des ennemis de la religion a fini par emporter de vive force ce à quoi pendant longtemps ils avaient prétendu à l’encontre de vos droits de nation catholique et de tout ce que pouvaient souhaiter les esprits qui pensent sagement.

C’est pourquoi, dans une heure aussi grave pour l’Eglise, conscient de notre charge apostolique, nous avons considéré comme un devoir d’élever notre voix et de vous ouvrir notre âme, à vous, vénérables Frères, à votre clergé et à votre peuple, à vous tous que nous avons toujours entourés d’une tendresse particulière, mais qu’en ce moment, comme c’est bien juste, nous aimons plus tendrement que jamais.

Fausseté du principe de la Séparation
Qu’il faille séparer l’Etat de l’Eglise, c’est une thèse absolument fausse, une très pernicieuse erreur. Basée, en effet, sur ce principe que l’Etat ne doit reconnaître aucun culte religieux, elle est tout d’abord très gravement injurieuse pour Dieu, car le créateur de l’homme est aussi le fondateur des sociétés humaines et il les conserve dans l’existence comme il nous soutient.

Nous lui devons donc, non seulement un culte privé, mais un culte public et social, pour l’honorer.

En outre, cette thèse est la négation très claire de l’ordre surnaturel; elle limite, en effet, l’action de l’Etat à la seule poursuite de la prospérité publique durant cette vie, qui n’est que la raison prochaine des sociétés politiques, et elle ne s’occupe en aucune façon, comme lui étant étrangère, de leur raison dernière qui est la béatitude éternelle proposée à l’homme quand cette vie si courte aura pris fin.

Et pourtant, l’ordre présent des choses qui se déroulent dans le temps se trouvant subordonné à la conquête de ce bien suprême et absolu, non seulement le pouvoir civil ne doit pas faire obstacle à cette conquête, mais il doit encore nous y aider.

Cette thèse bouleverse également l’ordre très sagement établi par Dieu dans le monde, ordre qui exige une harmonieuse concorde entre les deux sociétés.

Ces deux sociétés, la société religieuse, et la société civile, ont, en effet, les mêmes sujets, quoique chacune d’elles exerce dans sa sphère propre son autorité sur eux.

Il en résulte forcément qu’il y aura bien des matières dont elles devront connaître l’une et l’autre, comme étant de leur ressort à toutes deux.

Or, qu’entre l’Etat et l’Eglise l’accord vienne à disparaître, et de ces matières communes pulluleront facilement les germes de différends qui deviendront très aigus des deux côtés.

La notion du vrai en serra troublée .et les âmes remplies d’une grande anxiété.

Enfin, cette thèse inflige de graves dommages à la société civile elle-même, car elle ne peut pas prospérer ni durer longtemps lorsqu’on n’y fait point sa place à la religion, règle suprême et souveraine maîtresse quand il s’agit des droits de l’homme et de ses devoirs. Aussi, les pontifes romains n’ont-ils pas cessé, suivant les circonstances et selon les temps, de réfuter et de condamner la doctrine de la séparation de l’Eglise et de l’Etat.

Notre illustre prédécesseur Léon XIII, notamment, a. plusieurs fois, et magnifiquement exposé ce que devraient être, suivant la doctrine catholique, les rapports entre les deux sociétés. « Entre elles, a-t-il dit,. il faut nécessairement qu’une sage union intervienne, union qu’on peut non sans justesse ; comparer à celle, qui réunit dans l’homme, l’âme et le corps. » « Quaedam intercedat necesse est ordinata colligatio inter illas quae quidem coniuntioni non immerito comparatur per quam anima et corpus in homine copulantur. » Il ajoute encore: « Les sociétés humaines ne peuvent pas, sans devenir criminelles, se conduire comme si Dieu n’existait pas ou refuser de se préoccuper de la religion comme si elle leur était chose étrangère ou qui ne pût leur servir de rien. Quant à l’Eglise, qui a Dieu lui-même pour auteur, l’exclure de la vie active de la nation, des lois, de l’éducation de la jeunesse, de la société domestique, c’est commettre une grande et pernicieuse erreur! » « Civitates non possunt, citra seclus, genere se, tanquam si Deus omnino non esset, aut curam religionis velut alienam nihil que profituram ablicere. Ecclesiam vero quam Deus ipse constituit ab actione vitae excludere, a legibus, ab institutione adolescentium, a societate domestica, magnus et perniciosus est error. » (Lettre encyclique Immortale Dei, 1er nov. 1885.)

La Séparation est particulièrement funeste et injuste en France
Que si en se séparant de l’Eglise, un Etat chrétien, quel qu’il soit, commet un acte éminemment funeste et blâmable, combien n’est-il pas à déplorer que la France se soit engagée dans cette voie, alors que, moins encore que toutes les autres nations, elle n’eût dû y entrer, la France, disons-nous, qui, dans le cours des siècles, a été, de la part de ce siège apostolique, l’objet d’une si grande et si singulière prédilection, la France, dont la fortune et la gloire ont toujours été intimement unies à la pratique des moeurs chrétiennes et au respect de la religion.

Le même pontife Léon XIII avait donc bien raison de dire: « La France ne saurait oublier que sa providentielle destinée l’a unie au Saint-Siège par des liens trop étroits et trop anciens pour qu’elle veuille jamais les briser. De cette union, en effet, sont sorties ses vraies grandeurs et sa gloire la plus pure. Troubler cette union traditionnelle, serait enlever à la nation elle-même une partie de sa force morale et de sa haute influence dans le monde ». (Allocution aux pèlerins français, 13 avril 1888.)

Les liens qui consacraient cette union devaient être d’autant plus inviolables qu’ainsi l’exigeait la foi jurée des traités. Le Concordat passé entre le Souverain Pontife et le gouvernement français, comme du reste tous les traités du même genre, que les Etats concluent entre eux, était un contrat bilatéral, qui obligeait des deux côtés: le Pontife romain d’une part, le chef de la nation française de l’autre, s’engagèrent donc solennellement, tant pour eux que pour leurs successeurs, à maintenir inviolablement le pacte qu’ils signaient.

Il en résultait que le Concordat avait pour règle la règle de tous les traités internationaux, c’est-à-dire le droit des gens, et qu’il ne pouvait, en aucune manière, être annulé par le fait de l’une seule des deux parties ayant contracté. Le Saint-Siège a toujours observé avec une fidélité scrupuleuse les engagements qu’il avait souscrits et, de tout temps, il a réclamé que l’Etat fit preuve de la même fidélité. C’est là une vérité qu’aucun juge impartial ne peut nier. Or, aujourd’hui, l’Etat abroge de sa seule autorité le pacte solennel qu’il avait signé.

Il transgresse ainsi la foi jurée et, pour rompre avec l’Eglise, pour s’affranchir de son amitié, ne reculant devant rien, il n’hésite pas plus à infliger au Siège apostolique l’outrage qui résulte de cette violation du droit des gens qu’à ébranler l’ordre social et politique lui-même, puisque, pour la sécurité réciproque de leurs rapports mutuels, rien n’intéresse autant les nations qu’une fidélité irrévocable dans le respect sacré des traités.

Aggravation de l’injure
La grandeur de l’injure infligée au Siège apostolique par l’abrogation unilatérale du Concordat s’augmente encore et d’une façon singulière quand on se prend à considérer la forme dans laquelle l’Etat a effectué cette abrogation. C’est un principe admis sans discussion dans le droit des gens et universellement observé par toutes les nations que la rupture d’un traité doit être préventivement et régulièrement notifiée d’une manière claire et explicite à l’autre partie contractante par celle qui a l’intention de dénoncer le traité. Or, non seulement aucune dénonciation de ce genre n’a été faite au Saint-Siège, mais aucune indication quelconque ne lui a même été donnée à ce sujet; en sorte que le gouvernement français n’a pas hésité à manquer vis-à-vis du siège apostolique aux égards ordinaires et à la courtoisie dont on ne se dispense même pas vis-à-vis des Etats les plus petits, et ses mandataires, qui étaient pourtant les représentants d’une nation catholique, n’ont pas craint de traiter avec mépris la dignité et le pouvoir du Pontife, chef suprême de l’Eglise, alors qu’ils auraient dû avoir pour cette puissance un respect supérieur à celui qu’inspirent toutes les autres puissances politiques et d’autant plus grand que, d’une part, cette puissance a trait au lien éternel des âmes et que, sans limites, de l’autre, elle s’étend partout.

Injustice et périls des dispositions de la loi examinée en détail
Associations cultuelles
Si nous examinons maintenant en elle-même la loi qui vient d’être promulguée, nous y trouvons une raison nouvelle de nous plaindre encore plus énergiquement.

Puisque l’Etat, rompant les liens du Concordat, se séparait de l’Eglise, il eût dû comme conséquence naturelle lui laisser son indépendance et lui permettre de jouir en paix du droit commun dans la liberté qu’il prétendait lui concéder. Or, rien n’a été moins fait en vérité. Nous relevons, en effet, dans la loi, plusieurs mesures d’exception, qui, odieusement restrictives, mettent l’Eglise sous la domination du pouvoir civil. Quant à nous, ce nous a été une douleur bien amère que de voir l’Etat faire ainsi invasion dans des matières qui sont du ressort exclusif de la puissance ecclésiastique, et nous en gémissons d’autant plus qu’oublieux de l’équité et de la justice, il a créé par là à l’Eglise de France une situation dure, accablante et oppressive de ses droits les plus sacrés.

Les dispositions de la nouvelle loi sont, en effet, contraires à la Constitution suivant laquelle l’Eglise a été fondée par Jésus-Christ.

L’Ecriture nous enseigne, et la tradition des Pères nous le confirme, que l’Eglise est le corps mystique du Christ, corps régi par des pasteurs et des docteurs (Ephes., IV, 11), société d’hommes, dès lors, au sein de laquelle des chefs se trouvent qui ont de pleins et parfaits pouvoirs pour gouverner, pour enseigner et pour juger. (Matthieu, XXVIII, 18-20 ; XVI, 18-19 ; XVIII, 17 ; Tite II, 15 ; II Cor. X, 6 ; XIII, 10, etc.)

Il en résulte que cette Eglise est par essence une société inégale, c’est-à-dire une société comprenant deux catégories de personnes: les pasteurs et le troupeau, ceux qui occupent un rang dans les différents degrés de la hiérarchie et la multitude des fidèles; et ces catégories sont tellement distinctes entre elles, que, dans le corps pastoral seul, résident le droit et l’autorité nécessaires pour promouvoir et diriger tous les membres vers la fin de la société.

Quant à la multitude, elle n’a pas d’autre devoir que celui de se laisser conduire et, troupeau docile, de suivre ses pasteurs.

Saint Cyprien, martyr, exprime cette vérité d’une façon admirable, quand il écrit : Notre Seigneur dont nous devons révérer et observer les préceptes réglant la dignité épiscopale et le mode d’être de son Eglise, dit dans l’Evangile, en s’adressant à Pierre :  » Ego dico tibi quia tu es Petrus « , etc.

Aussi, « à travers les vicissitudes des âges et des événements, l’économie de l’épiscopat et la constitution de l’Eglise se déroulent de telle sorte que l’Eglise repose sur les évêques et que toute sa vie active est gouvernée par eux ». Dominus noster cujus praecepta metuere et servare debemus episcopi honorem et ecclesiae suae rationem disponens in evangolio loquitur et dixit Petro: ego dico tibi quia tu es Petrus, etc. Inde per temporum et successionum vices episcoporum ordinatio et ecclesiae ratio decurbit ut Ecclesia super episcopas constituatur et omnis actus ecclesiae per eosdem praepositos gubernetur. (St Cypr., epist., XXVII ; Al., XXVIII, ad Lapsos, 11.)

Saint Cyprien affirme que tout cela est fondé sur une loi divine :  » Divina lege fundatum.  »

Contrairement à ces principes, la loi de séparation attribue l’administration et la tutelle du culte public, non pas au corps hiérarchique divinement institué par le Sauveur, mais à une association de personnes laïques.

A cette association elle impose une forme, une personnalité juridique et pour tout ce qui touche au culte religieux, elle la considère comme ayant seule des droits civils et des responsabilités à ses yeux. Aussi est-ce à cette association que reviendra l’usage des temples et des édifices sacrés. C’est elle qui possédera tous les biens ecclésiastiques, meubles et immeubles; c’est elle qui disposera, quoique d’une manière temporaire seulement, des évêchés, des presbytères et des séminaires! C’est elle, enfin, qui administrera les biens, réglera les quêtes et recevra les aumônes et les legs destinés au culte religieux. Quant au corps hiérarchique des pasteurs, on fait sur lui un silence absolu! Et si la loi prescrit que les associations cultuelles doivent être constituées conformément aux règles d’organisation générale du culte, dont elles se proposent d’assurer l’exercice, d’autre part, on a bien soin de déclarer que, dans tous les différends qui pourront naître relativement à leurs biens, seul le Conseil d’État sera compétent. Ces associations cultuelles elles-mêmes seront donc, vis-à-vis de l’autorité civile dans une dépendance telle, que l’autorité ecclésiastique, et c’est manifeste, n’aura plus sur elles aucun pouvoir. Combien toutes ces dispositions seront blessantes pour l’Eglise et contraires à ses droits et à sa constitution divine! Il n’est personne qui ne l’aperçoive au premier coup d’oeil, sans compter que la loi n’est pas conçue, sur ce point, en des termes nets et précis, qu’elle s’exprime d’une façon très vague et se prêtant largement à l’arbitraire et qu’on peut, dès lors, redouter de voir surgir de son interprétation même de plus grands maux !

L’Eglise ne sera pas libre
En outre, rien n’est plus contraire à la liberté de l’Eglise que cette loi. En effet, quand, par suite de l’existence des associations cultuelles, la loi de séparation empêche les pasteurs d’exercer la plénitude de leur autorité et de leur charge sur le peuple des fidèles; quand elle attribue la juridiction suprême sur ces associations cultuelles au Conseil d’Etat et qu’elle les soumet à toute une série de prescriptions en dehors du droit commun qui rendent leur formation difficile, et plus difficile encore leur maintien, quand, après avoir proclamé la liberté du culte, elle en restreint l’exercice par de multiples exceptions, quand elle dépouille l’Église de la police intérieure des temples pour en investir l’Etat, quand elle entrave la prédication de la foi et de la morale catholiques et édicte contre les clercs un régime pénal sévère et d’exception, quand elle sanctionne ces dispositions et plusieurs autres dispositions semblables où l’arbitraire peut aisément s’exercer, que fait-elle donc sinon placer l’Église dans une sujétion humiliante et, sous le prétexte de protéger l’ordre public, ravir à des citoyens paisibles, qui forment encore l’immense majorité en France, le droit sacré de pratiquer leur propre religion? Aussi. n’est-ce pas seulement en restreignant l’exercice de son culte auquel la loi de séparation réduit faussement toute l’essence de la religion, que l’Etat blesse l’Eglise, c’est encore en faisant obstacle à son influence toujours si bienfaisante sur le peuple et en paralysant de mille manières différentes son action.

C’est ainsi, entre autres choses, qu’il ne lui a pas suffi d’arracher à cette Eglise les ordres religieux, ses précieux auxiliaires dans le sacré ministère, dans l’enseignement, dans l’éducation, dans les oeuvres de charité chrétienne; mais qu’il la. prive encore des ressources qui constituent les moyens humains nécessaires à son existence et à l’accomplissement de sa mission.

Droit de propriété violé
Outre les préjudices et les injures que nous avons relevés jusqu’ici, la loi de séparation viole encore le droit de propriété de l’Eglise et elle le foule aux pieds! Contrairement à toute justice, elle dépouille cette Eglise d’une grande partie d’un patrimoine, qui lui appartient pourtant à des titres aussi multiples que sacrés. Elle supprime et annule toutes les fondations pieuses très légalement consacrées au culte divin ou à la prière pour les trépassés. Quant aux ressources que la libéralité catholique avait constituées pour le maintien des écoles chrétiennes, ou pour le fonctionnement des différentes oeuvres de bienfaisance cultuelles, elle les transfère à des établissements laïques où l’on chercherait vainement le moindre vestige de religion! En quoi elle ne viole pas seulement les droits de l’Eglise, mais encore la volonté formelle et explicite des donateurs et des testateurs!

Il nous est extrêmement douloureux aussi qu’au mépris de tous les droits, la loi déclare propriété de l’Etat, des départements ou des communes, tous les édifices ecclésiastiques antérieurs au Concordat. Et si la loi en concède l’usage indéfini et gratuit aux associations cultuelles, elle entoure cette concession de tant et de telles réserves qu’en réalité elle laisse aux pouvoirs publics la liberté d’en disposer.

Nous avons de plus les craintes les plus véhémentes en ce qui concerne la sainteté de ces temples, asiles augustes de la Majesté Divine et lieux mille fois chers, à cause de leurs souvenirs, à la piété du peuple français ! Car ils sont certainement en danger, s’ils tombent entre des mains laïques, d’être profanés! Quand la loi supprimant le budget des cultes exonère ensuite l’Etat de l’obligation de pourvoir aux dépenses cultuelles, en même temps elle viole un engagement contracté dans une convention diplomatique et elle blesse très gravement la justice. Sur ce point, en effet, aucun doute n’est possible et les documents historiques eux-mêmes en témoignent de la façon la plus claire. Si le gouvernement français assuma, dans le Concordat, la charge d’assurer aux membres du clergé un traitement qui leur permit de pourvoir, d’une façon convenable, à leur entretien et à celui du culte religieux, il ne fit point cela à titre de concession gratuite, il s’y obligea à titre de dédommagement partiel, au moins vis-à-vis de l’Eglise, dont l’Etat s’était approprié tes biens pendant la première Révolution.

D’autre part aussi, quand, dans ce même Concordat et par amour de la paix, le Pontife romain s’engagea, en son nom et au nom de ses successeurs à ne pas inquiéter les détenteurs des biens qui avaient été ainsi ravis à l’Eglise, il est certain qu’il ne fit cette promesse qu’à une condition: c’est que le gouvernement français s’engagerait à perpétuité à doter le clergé d’une façon convenable et à pourvoir aux frais du culte divin.

Principe de discorde
Enfin et comment, pourrions-nous bien nous taire sur ce point? En dehors des intérêts de l’Eglise qu’elle blesse, la nouvelle loi sera aussi des plus funestes à votre pays! Pas de doute, en effet, qu’elle ne ruine lamentablement l’union et la concorde des âmes. Et cependant, sans cette union et sans cette concorde, aucune nation ne peut vivre ou prospérer. Voilà pourquoi, dans la situation présente de l’Europe surtout, cette harmonie parfaite forme le voeu le plus ardent de tous ceux, en France, qui, aimant vraiment, leur pays, ont encore à coeur le salut de la patrie.

Quant à Nous, à l’exemple de notre prédécesseur et héritier de sa prédilection toute particulière pour votre nation, nous nous sommes efforcé sans doute de maintenir la religion de vos aïeux dans l’intégrale possession de tous ses droits parmi vous, mais, en même temps, et toujours ayant devant les yeux cette paix fraternelle, dont le lien le plus étroit est certainement la religion, nous avons travaillé à vous raffermir tous dans l’union. Aussi, nous ne pouvons pas voir, sans la plus vive angoisse, que le gouvernement français vient d’accomplir un acte qui, en attisant, sur le terrain religieux, des passions excitées déjà d’une façon trop funeste, semble de nature à bouleverser de fond en comble tout votre pays.

La condamnation
C’est pourquoi, Nous souvenant de notre charge apostolique et conscient de l’impérieux devoir qui nous incombe de défendre contre toute attaque- et de maintenir dans leur intégrité absolue les droits inviolables et sacrés de l’Eglise, en vertu de l’autorité suprême que Dieu nous a conférée, Nous, pour les motifs exposés ci-dessus, nous réprouvons et nous condamnons la loi votée en France sur la séparation de l’Eglise et de l’Etat comme profondément injurieuse vis-à-vis de Dieu, qu’elle renie officiellement, en posant en principe que la République ne reconnaît aucun culte.

Nous la réprouvons et condamnons comme violant le droit naturel, le droit des gens et la fidélité due aux traités, comme contraire à la constitution divine de l’Eglise, à ses droits essentiels, à sa liberté, comme renversant la justice et foulant aux pieds les droits de propriété que l’Eglise a acquis à des titres multiples et, en outre, en vertu du Concordat.

Nous la réprouvons et condamnons comme gravement offensante pour la dignité de ce Siège apostolique, pour notre personne, pour l’épiscopat, pour le clergé et pour tous les catholiques français.

En conséquence, nous protestons solennellement de toutes nos forces contre la proposition, contre le vote et contre la promulgation de cette loi, déclarant qu’elle ne pourra jamais être alléguée contre les droits imprescriptibles et immuables de l’Eglise pour les infirmer.

Aux Evêques et au Clergé – Instructions Pratiques
Nous devions faire entendre ces graves paroles et vous les adresser à vous, vénérables Frères, au peuple de France et au monde chrétien tout entier, pour dénoncer le fait qui vient de se produire.

Assurément, profonde est notre tristesse, comme nous l’avons déjà dit, quand, par avance, nous mesurions du regard les maux que cette loi va déchaîner sur un peuple si tendrement aimé par nous, et elle nous émeut plus profondément encore à la pensée des peines, des souffrances, des tribulations de tout genre qui vont vous incomber à vous aussi vénérables Frères, et à votre clergé tout entier.

Mais, pour nous garder au milieu des sollicitudes si accablantes contre toute affliction excessive et contre tous les découragements, nous avons le ressouvenir de la Providence divine toujours si miséricordieuse et l’espérance mille fois vérifiée que jamais Jésus-Christ n’abandonnera son Eglise, que jamais, il ne la privera de son indéfectible appui. Aussi, sommes-nous bien loin d’éprouver la moindre crainte pour cette Eglise. Sa force est divine comme son immuable stabilité. L’expérience des siècles le démontre victorieusement. Personne n’ignore, en effet, les calamités innombrables et plus terribles les unes que les autres qui ont fondu sur elle pendant cette longue durée et là où toute institution purement humaine eût dû nécessairement s’écrouler, l’Église a toujours puisé dans ses épreuves une force plus rigoureuse et une plus opulente fécondité.

Quant aux lois de persécution dirigées contre elle, l’histoire nous l’enseigne, et dans des temps assez rapprochés la France elle-même nous le prouve, forgées par la haine, elles finissent toujours par être abrogées avec sagesse, quand devient manifeste le préjudice qui en découle pour les Etats. Plaise à Dieu que ceux qui en ce moment sont au pouvoir en France suivent bientôt sur ce point l’exemple de ceux qui les y précédèrent. Plaise à Dieu qu’aux applaudissements de tous les gens de bien, ils ne tardent pas à rendre à la religion, source de civilisation et de prospérité pour les peuples, avec l’honneur qui lui est dû, la liberté ! En attendant, et aussi longtemps que durera une persécution oppressive, revêtus des armes de lumière (Rom. XIII, 12), les enfants de l’Eglise doivent agir de toutes leurs forces pour la vérité et pour la justice. C’est leur devoir toujours! C’est leur devoir aujourd’hui plus que jamais ! Dans ces saintes luttes, vénérables Frères, vous qui devez être les maîtres et les guides de tous les autres, vous apporterez toute l’ardeur de ce zèle vigilant et infatigable, dont de tout temps l’Episcopat français a fourni à sa louange des preuves si connues de tous; mais par dessus tout, nous voulons, car c’est une chose d’une importance extrême, que, dans tous les projets que vous entreprendrez pour la défense de l’Eglise, vous vous efforciez de réaliser la plus parfaite union de coeur et de volonté !

Nous sommes fermement résolu à vous adresser, en temps opportun, des instructions pratiques pour qu’elles vous soient une règle de conduite sûre au milieu des grandes difficultés de l’heure présente. Et nous sommes certain d’avance que vous vous y conformerez très fidèlement.

Poursuivez cependant l’oeuvre salutaire que vous faites, ravivez le plus possible la piété parmi les fidèles, promouvez et vulgarisez de plus en plus l’enseignement de la doctrine chrétienne, préservez toutes les âmes qui vous sont confiées des erreurs et des séductions qu’aujourd’hui elles rencontrent de tant de côtés ; instruisez, prévenez, encouragez, consolez votre troupeau; acquittez-vous enfin vis-à-vis de lui de tous les devoirs que vous impose votre charge pastorale.

Dans cette oeuvre, vous aurez sans doute, comme collaborateur infatigable, votre clergé. Il est riche en hommes remarquables par leur piété, leur science, leur attachement au Siège apostolique, et nous savons qu’il est toujours prêt à se dévouer sans compter sous votre direction pour le triomphe de l’Eglise et pour le salut éternel du prochain.

Bien certainement, aussi les membres de ce clergé comprendront que dans cette tourmente ils doivent avoir au coeur les sentiments qui furent jadis ceux des apôtres et ils se réjouiront d’avoir été jugés dignes de souffrir des opprobres pour le nom de Jésus. Gaudeates quoniam digni habili sunt pro nomine Jesu contumeliam pari. (Act. V, 41.)

Ils revendiqueront donc vaillamment les droits et la liberté de l’Eglise, mais sans offenser personne. Bien plus soucieux de garder la charité comme le doivent surtout des ministres de Jésus-Christ, ils répondront à l’iniquité par la justice, aux outrages par la douceur, et aux mauvais traitements par des bienfaits.

Au peuple catholique – Appel à l’union
Et maintenant, c’est à vous que nous nous adressons, catholiques de France; que notre parole vous parvienne à tous comme un témoignage de la très tendre bienveillance avec laquelle nous ne cessons pas d’aimer votre pays et comme un réconfort au milieu des calamités redoutables qu’il va vous falloir traverser.

Vous savez le but que se sont assigné les sectes impies qui courbent vos têtes sous leur joug, car elles l’ont elles-mêmes proclamé avec une cynique audace :  » Décatholiciser la France « .

Elles veulent arracher de vos coeurs, jusqu’à la dernière racine, la foi qui a comblé vos pères de gloire, la foi qui a rendu votre patrie prospère et grande parmi les nations, la foi qui vous soutient dans l’épreuve qui maintient la tranquillité et la paix à votre foyer et qui vous ouvre la voie vers l’éternelle félicité.

C’est de toute votre âme, vous le sentez bien, qu’il vous faut défendre cette foi ; mais ne vous y méprenez pas, travail et efforts seraient inutiles si vous tentiez de repousser les assauts qu’on vous livrera sans être fortement unis. Abdiquez donc tous les germes de désunion s’il en existait parmi vous et faites le nécessaire pour que, dans la pensée comme dans l’action, votre union soit aussi ferme qu’elle doit l’être parmi des hommes qui combattent pour la même cause, surtout quand cette cause est de celles au triomphe de qui chacun doit volontiers sacrifier quelque chose de ses propres opinions.

Si vous voulez dans la limite de vos forces, et comme c’est votre devoir impérieux, sauver la religion de vos ancêtres des dangers qu’elle court, il est de toute nécessité que vous déployiez dans une large mesure vaillance et générosité. Cette générosité vous l’aurez, nous en sommes sûr et, en vous montrant ainsi charitables vis-à-vis de ses ministres, vous inclinerez Dieu à se montrer de plus en plus charitable vis-à-vis de vous. Quant à la défense de la religion, si vous voulez l’entreprendre d’une manière digne d’elle, la poursuivre sans écart et avec efficacité, deux choses importent avant tout : vous devez d’abord vous modeler si fidèlement sur les préceptes de la loi chrétienne que vos actes et votre vie tout entière honorent la foi dont vous faites profession; vous devez ensuite demeurer très étroitement unis avec ceux à qui il appartient en propre de veiller ici-bas sur la religion, avec vos prêtres, avec vos évêques et surtout avec ce siège apostolique, qui est le pivot de la foi catholique et de tout ce qu’on peut faire en son nom. Ainsi armés pour la lutte, marchez sans crainte à la défense de l’Eglise, mais ayez bien soin que votre confiance se fonde tout entière sur le Dieu dont vous soutiendrez la cause et, pour qu’il vous secoure, implorez-le sans vous lasser.

Pour nous, aussi longtemps que vous aurez à lutter contre le danger, nous serons de coeur et d’âme au milieu de vous. Labeurs, peines, souffrances, nous partagerons tout avec vous et, adressant en même temps au Dieu qui a fondé l’Eglise et qui la conserve, nos prières les plus humbles et les plus instantes, nous le supplierons d’abaisser sur la France un regard de miséricorde, de l’arracher aux flots déchaînés autour d’elle et de lui rendre bientôt, par l’intercession de Marie Immaculée, le calme et la paix. Comme présage de ces bienfaits célestes et pour vous témoigner notre prédilection toute particulière, c’est de tout coeur que nous vous donnons notre bénédiction apostolique, à vous, vénérables Frères, à votre clergé et au peuple français tout entier.

Donné à Rome, auprès de Saint-Pierre, le 11 février de l’année 1906, de notre pontificat la troisième.

Histoire de France : le mauvais roman de Jean-Christian Petitfils

Rappel : les recensions s’apparentent chez nous à des tribunes libres.

Article paru dans notre n°14.

Par Jérôme Lingon

« L’ouvrage scandaleux d’un « historien » fameux dans les milieux conservateurs — l’Histoire passionnée de la France de Jean Sévillia —, avait été sévèrement critiqué, à juste titre, dans un précédent numéro de cette revue.

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Comment la République a réduit volontairement le nombre de médecins français… et les remplace

Avec leur délirante politique du numerus clausus (limitant le nombre d’étudiants en médecine) appliquée pendant des décennies jusqu’à très récemment, les politiciens de gauche et de « droite » ont mis la France dans une situation terrible, dont nous goûtons actuellement le résultat avec le cas d’une épidémie, en la privant volontairement de médecins et brisant la vocation de centaine de milliers de jeunes
Mais c’est aussi la désertification médicale de nombreuses régions. Et la justification pour faire venir toujours plus d’immigrés (en dégradant le niveau médical).

L’occasion pour nous de diffuser cet extrait d’un article paru dans notre n°12 (en 2017) :

« Le scandale du « grand remplacement » des médecins

Depuis 1971, l’État fixe le nombre les Français admissibles aux études de médecine (numerus clausus) : ils sont donc soumis à un concours, et seule une petite partie est acceptée. Ce qu’on demande pourtant à un médecin, c’est d’avoir un niveau de connaissance et de compétence donné (cas d’un examen) et non pas d’être meilleur que les autres (concours).
Au début des années 1970, le numerus clausus tournait aux alentours de 8 500, avant de baisser jusqu’à 3 500 pour la décennie 90. Il se trouve ces dernières années entre 7 500 et 8 000.
Ce chiffre est ridiculement bas au regard des besoins de la France. Le résultat est que depuis plusieurs années et pour plusieurs années encore, il y a une grave pénurie de médecins, généralistes ou spécialisés.
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